Dimanche 8 juin 2008
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Par Agauche
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En Europe, construire la Gauche que
nous voulons !
Convergence des luttes et convergence des projets
pour construire une alternative au capitalisme.
La Fédération du Bas-Rhin du PCF et
Die Linke Ortenau
vous invitent à une
Rencontre franco-allemande
Mercredi 18 Juin à 20h
Maison des Associations
Place des Orphelins à Strasbourg
L’urgence d’un débat des forces progressistes de part et d’autre du
Rhin
Avec la participation de
• Helmuth Markov, député européen, membre du groupe Gauche Unitaire
Européenne
• FrancisWurtz, Président de la Gauche Unitaire Européenne et membre
du Comité exécutif du PCF
• Jean-Baptiste Metz, Secrétaire Départemental du PCF du Bas-Rhin
• Thomas Heidt, Président du Parti Die Linke dans l’Ortenaukreis
Des résultats positifs de la Gauche, avec un maintien de l’influence du PCF, aux élections
municipales et cantonales en France, des succès de Die Linke dans plusieurs élections régionales dans la partie occidentale de l’Allemagne... n’ effacent pas les difficultés de la gauche en
Europe.
Les récentes victoires de la droite en Europe inquiètent.
Les défaites de la gauche en Europe ne sont pas le fruit du hasard. Les peuples européens font face aux mêmes problèmes, aux mêmes types de politiques, à des crises semblables. On ne peut oublier
cependant des configurations et des conjonctures politiques nationales bien différentes, des stratégies diverses, des cultures politiques issues de parcours historiques, notamment à gauche, très
dissemblables. . .
Il n’y a pas d’explication unique mais il faut comprendre les causes essentielles de ces échecs.
Pouvoir d’achat, salaires, inégalités, chômage et précarité de l’emploi, coût du logement. . .
Un consensus néo-libéral européen qui se joue des limites partisanes entre droite et social-démocratie a développé un mécontentement populaire dans tous les domaines et qui vient partout de loin.
S’ajoute à cela la conviction légitime de ne pas être écoutés ou respectés avec le sentiment de reculs face à l’exigence démocratique. Contenu des politiques, réalité des perspectives,
configurations politico-institutionnelles. . .
autant dire que l’équation des scrutins en Europe est chaque fois compliquée.
Mais le contexte est commun : une montée d’attentes sociales et démocratiques de plus en plus fortes, des luttes plus nombreuses, y compris dans leur dimension européenne.
C’est ce que l’on constate de part et d’autre du Rhin où les luttes pour le pouvoir d’achat, pour garantir un bon niveau de protection sociale, pour les retraites, contre la précarité et pour
l’emploi, pour la défense des services publics, etc. . . se développent mais souvent pas à la hauteur nécessaire pour des changements décisifs.
En effet le niveau des enjeux et des batailles politiques et idéologiques est devenu particulièrement élevé pour résister et apporter des solutions durables. C’est un défi pour les forces
progressistes en Europe.
Si ce défi n’est pas relevé, on mesure le risque de voir se poursuivre les réponses particulièrement
réactionnaires d’une droite dure qui recycle ou associe une extrême droite affaiblie dont elle assume les thématiques sécuritaires, identitaires et populistes. Les politiques sociales-démocrates et
centristes sont, pour leur part, en échec dans une telle confrontation. Celle-ci traduit les contradictions d’un capitalisme mondialisé en
crise profonde et des modes de gestion qui nourrissent les résistances, les rejets, mais aussi les sentiments de fatalité.
Le défi ne s’adresse pas seulement aux communistes et aux progressistes.
Il est crucial pour eux, mais il l’est aussi pour toute la gauche :
Rendre crédible dans ce contexte la possibilité d’une alternative politique de changement réel.
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