Texte Libre
La Gauche a son quotidien, chaque jour toutes les luttes sont dans l'Humanité
Demain dans l'humanité
NOUVEAU SITE DU PCF DU BAS-RHIN
La
seule gauche d'opposition en Europe:
La Décroissance, juin 2008
Certains citoyens viennent sur la place publique pour clamer qu’un danger menace la santé ou l’environnement. On les appelle « lanceurs d’alerte ». Ils sont souvent au premier rang de l’innovation (chercheurs, ingénieurs,…) ou de la production (ouvriers, paysans,…) mais parfois témoins par hasard (riverains, consommateurs,…). Leur alarme est systématiquement contrée par les institutions, industriels, commerçants qui estiment leurs intérêts menacés et utilisent alors tous les moyens pour faire taire le gêneur (menaces, harcèlement, mise au placard, licenciement, procès…). Et souvent ça marche ! Alors l’alerte s’éteint, chacun peut circuler, il n’y a plus rien à voir !PCF 67
Adresse aux Lycéens et Collégiens d’Alsace.
LE 22 OCTOBRE 2007 GUY MÔQUET EST INVITE DANS LES LYCEES ET LES COLLÈGES D’ALSACE.
Vous qui avez entre 11 et 18 ans aujourd’hui, vous allez entendre le 22 octobre prochain dans vos lycées et collèges les mots d’un jeune résistant communiste, Guy Môquet, fusillé à 17 ans par les nazis le 22 octobre 1941. Sa dernière lettre, écrite avant son exécution à ses parents, à son frère et à ses camarades, sera lue par ordre du Président de la République dans tous les lycées et collèges de notre région qui à tant souffert du nazisme. Il est indispensable de garder vivante la mémoire du courage et de l’engagement d’un jeune militant qui meurt pour ses idées. Il se battait pour la liberté, la démocratie, et une République de droit.
Alors quel lien peut-il y avoir entre Nicolas Sarkozy représentant d’une droite - mariée, rappelons le, à plus de 20% avec l’extrême droite - et Guy Môquet ?
Aurait-il oublié que Guy Môquet est arrêté par des policiers français, enfermé par des juges français, gardé par des gendarmes français, c’est un sous-préfet français qui participe à sa désignation comme otage choisi pour être fusillé en représailles. Tous aux ordres du gouvernement de Vichy.
Aurait-il oublié qu’en 2003, il s’est prononcé pour la guerre en Irak. Comment peut-il prétendre aujourd’hui « qu’il est essentiel que les enfants mesurent l’horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » ?
Aurait-il oublié que Guy Môquet se battait pour ce qui allait aboutir au Conseil National de la Résistance avec sa politique de reconstruction solidaire et de progrès social - Sécurité Sociale, système de retraite, nationalisation de l’énergie, CNRS - qu’il est en train de mettre à bas avec méthode et acharnement ?
Que cherche t-il en imposant cette lecture :
- à reconnaître ainsi et valoriser le rôle des communistes dans la résistance ?
- à reconnaître l’implication individuelle de ces militants - de fait résistants puisque le Parti Communiste était interdit ?
Ne nous laissons pas tromper. Dans les faits le Président Sarkozy organise un véritable brouillage des valeurs alors que dans le même temps il avance pas à pas vers la mise en concurrence des établissements scolaires prélude à la privatisation du Service Public de l’enseignement.
En cherchant à instrumentaliser l’Histoire, il ouvre la voie à un enseignement « d’une Histoire officielle ». C’est contraire aux valeurs de la République et aux libertés pédagogiques des enseignants dans notre pays.
En extrayant de son contexte les mots d’un fils à sa mère, en privilégiant l’émotion, la lettre de Guy Môquet peut conduire à susciter les pires sursauts nationalistes. Un comble dans notre région où la Paix sur le Rhin a été garantie par la Réconciliation Franco-Allemande autour des valeurs les plus nobles portées par la Résistance !
Jeunes lycéennes et jeunes lycéens d’aujourd’hui, vous avez, en héritiers de Guy Môquet, le devoir d’indignation .
Entendez bien ses mots écrits sur les murs de sa cellule « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir » C’est à vous qu’il s’adresse.
Etre dignes c’est refuser l’inacceptable, l’injustice, la xénophobie. C’est exercer son sens critique et décrypter le contexte pour tirer la vraie leçon de ces années noires qui enseignent que désobéir est un devoir. C’est ne pas laisser les symboles de la gauche, et de la gauche communiste, pillés par un homme pour son profit personnel
Il n’est pas vain de s’engager dans l’action pour le progrès social et l’émancipation humaine.
Ensemble faisons en sorte que les 27 fusillés de Châteaubriant, ceux de la Forêt de Fontainebleau, les 23 du groupe Manouchian de l’Affiche Rouge, ceux du groupe Wodli, et tous les autres, ne soient pas de nouveau assassinés par une idéologie qui réduit l’Histoire à un simple fait divers.
Pour la Fédération du Bas-Rhin du PCF.
Jean-Baptiste Metz
Secrétaire Départemental.
Membre du Conseil National.
Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français
18, rue de la Division Leclerc - 67000 Strasbourg
Tél : 03 88 23 00 34
Courriels : PCF.Fede-67@wanadoo.fr - pcf.67@noos.fr
Site : http://pcf.alsace.free.fr/
| La vérité sur les régimes spéciaux |
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Ces lignes viennent du site de :
PRS (Pour la République Sociale)
La gauche saisira-t-elle l’occasion de la rentrée pour sortir de sa torpeur ? Sonnée par son échec électoral, elle peine à retrouver des couleurs. Divisée, atone face à la frénésie ultra-libérale de Nicolas Sarkozy, en mal de projet mobilisateur, la gauche s’interroge sur son utilité et son avenir, alors que se profile déjà l’échéance des élections municipales de mars 2008.
« La gauche ne joue pas son rôle »
lire ICI
Quelle appréciation portez-vous sur cette première rentrée de la présidence Sarkozy ?
Olivier Dartigolles. Elle est très préoccupante, marquée par une nouvelle offensive très forte de la droite. Or nous sommes plongés dans une sorte de formol, un bain médiatique qui joue à plein
pour Sarkozy. Et une partie de la gauche alimente cette anesthésie en restant spectatrice. Pourtant il existe de réelles potentialités pour réagir. Les faux-semblants de la politique de Sarkozy,
cent jours après son élection, commencent à apparaître. Les familles populaires, en particulier, voient bien que, contrairement aux annonces faites, leur pouvoir d’achat continue à être laminé.
Il faut que s’organise la riposte au niveau nécessaire, dans les luttes, dans les journées d’action pour l’école, contre les franchises médicales. À la Fête de l’Humanité aussi, car ce sera le
premier grand rassemblement populaire contre la politique de Sarkozy, et un lieu de débat. Cette riposte doit se nourrir de la bataille idéologique, d’idées neuves.
lir'e ICI
Aujourd'hui Samedi dans L’HUMANITÉ DES DÉBATS
Institutions, la tentation du césarisme
Sarkozy veut un État taillé sur mesure
Le président de la République veut les réformer afin d’instituer son hyperprésidence, en inscrivant dans la Constitution un rôle d’impulsion plutôt que d’arbitrage.
Nicolas Sarkozy, comptable de sa politique « devant les Français et devant le Parlement », comme il l’a promis durant sa campagne présidentielle ? En vertu du principe de séparation des pouvoirs exécutif et législatif, ça lui est interdit. « Le texte actuel » de la Constitution « ne le lui permet pas », soulignait Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel dans une interview à Ouest France, le 14 juin. « Il y a un article 5 de la Constitution qui dit “le président arbitre” et un article 20 qui dit “le premier ministre gouverne”. Il y a donc un fossé entre la pratique et le texte. » Que le président de la République veut combler en faisant « changer la Constitution », dans le sens d’une présidence à l’américaine, jusqu’à adopter la limitation de l’exercice du pouvoir à deux mandats présidentiels. Nicolas Sarkozy n’a jamais caché sa séduction pour ce système politique consacrant l’effacement du premier ministre et du gouvernement, « resserrés » autour du président. Idéal pour l’homme qui cumule déjà les fonctions d’arbitrage dédiées au chef de l’État et celles de gouvernement, au détriment de son premier ministre, François Fillon. (…)
EDITORIAL
par Jean6Paul Piérot
Sombre image d’Épinal
Notre République n’est pas dans une forme brillante. La crise qui l’affecte est profonde, une crise institutionnelle, mais plus largement une crise politique. Si l’âge n’arrange rien à l’affaire
– la société a beaucoup changé depuis 1958 –, les institutions de la Ve République ne sont pas seulement atteintes d’obsolescence. Elles n’ont pas été inventées pour
faire progresser la démocratie, mais, plus prosaïquement, pour asseoir le pouvoir du général de Gaulle et assurer la domination de sa formation politique l’UNR. Seul
alors le Parti communiste appela les électeurs à lui dire non. Constitution de convenance personnelle ? En tout cas, les successeurs du fondateur de la Ve
République ont fait plus que s’en accommoder, et le ver du présidentialisme qui était dans le fruit constitutionnel a prospéré. (…)
La suite chez votre marchand de journaux.
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